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en route vers le Monde voyages voyages .. photos , la nature et les fleurs , les rencontres de ce monde ,des portraits , Thailande et le Vietnam, Bali et l'Ouzbékistan , ne ratez pas la rencontre cousins au Canada , et les montagnes rocheuses ouest canadiennes , les marchés du monde et les musées ...le Pérou et la Croatie ...et de la terre a la lune !!!!

Promenade à Blois .. présentation de Robert Houdin

Iris
Samedi dernier , nous sommes allés à Blois , spécialement pour nous occupper de prendre notre billet d'avion ,pour notre prochain voyage , mais çà nous en reparlerons dans un billet spécial ...

Comme vous le savez , j'ai passé de nombreuses années dans cette ville, j'en connais un peu tous les recoins mais j'aime toujours en voir les beaux endroits ...

Alors , c'était l'occasion de profiter du nouvel APN de Narcisse et de l'essayer , pour vous montrer quelques séries sur cette ville ...

Aujourd'hui c'est la présentation de Monsieur Robert Houdin ...



Sur la place du chateau , et juste en face du chateau vous trouverez la Maison de la Magie ...





Elle a été ouverte en hommage à Robert Houdin le grand magicien né à Blois ...

Né Jean-Eugène Robert à Blois, il allie plus tard à son patronyme le nom de sa femme, Cécile Églantine Houdin, pour ne pas brusquer sa famille. Il deviendra Robert-Houdin.

Après des études au collège d'Orléans, il se rend à Paris où il étudie l'horlogerie, l'électricité et la construction d'automates. Il dépose plusieurs brevets d'inventions.
Il est le premier à perfectionner l'
ampoule électrique à incandescence. Ses ampoules sont en exposition permanente au musée de la Magie à Blois. Il répare entre autres le Componium, ancêtre des robots musicaux. Ce travail lui apporte une notoriété certaine et, devenu horloger reconnu, il travaille pour la Maison Destouche.
 Il dépose en 1837 son premier
brevet : un « réveil briquet ». Puis il crée des pendules mystérieuses dont le mécanisme est invisible et enfin ses propres automates. Son « écrivain dessinateur », clou de l'Exposition de 1844, est acheté par le célèbre Barnum et lui ouvre les portes du marchand Alphonse Giroux pour qui il fabrique différents automates.




Il découvre l'illusionnisme dans le recueil d'un bonimenteur dénonçant le charlatanisme, le docteur Carlosbach[1], la science de l'escamotage, ancêtre de la prestidigitation. Remarié après la mort de sa première femme, il entame sa carrière de prestidigitateur.

Un collectionneur, le comte de l'Escalopier, devenu son ami, lui avance la somme nécessaire pour ouvrir un théâtre de magie à Paris. Le 3 juillet 1845 a lieu la première des « Soirées fantastiques de Robert-Houdin », rue de Valois, au Palais-Royal. C'est le succès immédiat. Il y présente des automates magiques comme L'Oranger Merveilleux, Le Pâtissier du Palais-Royal, ou Le Voltigeur au Trapèze et des expériences inédites comme La Bouteille inépuisable ou La Suspension éthéréenne dont la conception et l'exécution envoient aux oubliettes le répertoire désormais désuet de ses prédécesseurs


En quelques années Robert-Houdin fait fortune. Il laisse son théâtre, qui entre-temps s'est installé boulevard des Italiens, à son beau-frère Hamilton. Robert-Houdin retourne vivre à Saint-Gervais-la-Forêt près de Blois dans une propriété, « Le Prieuré », dont il truque le jardin grâce à des commandes électromécaniques et des appareils qu'il a inventés pour surprendre ses visiteurs.

En 1888, le théâtre est vendu par ses héritiers à un Georges Méliès, lui-même illusionniste qui fonde l'Académie de prestidigitation en 1891. Georges Méliès suit ses traces en inventant les premiers trucages cinématographiques.
 Enfin, un certain
Ehrich Weiss, connaîtra une célébrité mondiale sous son nom de scène, Harry Houdini, pseudonyme qu'il a adopté en hommage à Robert-Houdin.

Robert-Houdin s'intéresse à tout ce qui touche aux sciences, il dépose de nombreux brevets. On lui doit les appareils permettant de mesurer les « touches » des escrimeurs, le taximètre, des appareils électromécaniques de contrôle à distance, certains instruments d’ophtalmologie


à l'intérieur de la Maison : des expositions , un spectacle de magie , et des démonstrations très " effets spéciaux " ,



et si vous vous trouvez au bon moment , vous aurez la surprise de voir apparaitre aux fênêtres de grands dragons dorés crachant le feu ... ils apparaissent en général à chaque heure précise l'après-midi !



un divertissement pour petits et grands ...

de très grands travaux ont été nécessaires pour réaliser cette Maison de la magie , notamment pour la salle de spectacle , il a fallu creuser sous la place et celà a entrainé pas mal de polémiques !!entre les lieux historiques et les couts de ce chantier ...
Elle a été ouverte en 1998. Il s'agit d'un lieu composé de 5 salles et 2000 m² d'exposition, d'animation et d'apprentissage de la magie et de la
prestidigitation.








Une histoire incroyable mais vraie : Mission en Algérie


Le
colonel de Neveu, chef du bureau politique à Alger, adjoint du général Randon, le tire de sa semi-retraite pour aller faire une tournée dans la colonie algérienne, entre octobre et novembre 1856. Il a pour mission de montrer aux Algériens que les marabouts n'ont pas plus de pouvoir inspirés de Dieu que lui et qu'ils ne sont que des usurpateurs, de faux-prophètes.
Fomenteurs de révoltes dans les villages
kabyles contre le colonisateur, les marabouts inquiétaient beaucoup le gouvernement français.

Robert-Houdin raconte :
« Il fut convenu que je serai rendu à Alger pour le 27 septembre (1856), jour où devaient commencer les grandes fêtes que la capitale de l'
Algérie offre annuellement aux Arabes.
Je dois dire aussi que ce qui influença beaucoup ma détermination, ce fut de savoir que la mission  avait un caractère quasi politique.
 On n'ignore pas que le grand nombre des révoltes ont été suscitées par des intrigants qui se disent inspirés par le
Prophète, et qui sont regardés par les Arabes comme des envoyés de Dieu sur la terre, pour les délivrer des roumi (chrétiens).
Or, ces faux-prophètes, ces saints marabouts qui, en résumé, ne sont pas plus sorciers que moi, et qui le sont encore moins, parviennent cependant à enflammer le
fanatisme de leurs coreligionnaires à l'aide de tours de passe-passe ...


Octobre 1856 : A la suite de plusieurs demandes du Colonel de Neveu, chef du bureau politique d'Alger, Robert-Houdin se rend en Algérie avec sa seconde épouse. Sa mission consiste à opposer ses tours de "magie blanche" à ceux des marabouts kabyles qui représentent une menace pour les opérations de "pacification" de l'Afrique du Nord par les Français.
Il défia l'un des plus grands marabouts d'Algérie en le défiant de tirer sur lui avec un de ses pistolets et qu'il était plus fort que lui puisqu'il en sortirait vivant --- s'il réussissait le marabout s'engagea à encourager le pacte franco-algérien ,
R. Houdin arma alors son pistolet avec des balles à blanc , se moit une poche de sang de boeuf dissimulé sous son gilet , et en le tendant àce marabout lui demanda de lui tirer dessus , ce que ce dernier fit , Robert Houdin tomba ensanglanté  , pour serelever indemne deux mn plus tard ce qui stupéfia les Algériens présents ici ,
le pacte fut conclu car le marabout respecta sa parole ...


Cette même année, une décision du Conseil d'Etat lui permit de joindre officiellement le nom Houdin, à celui de Robert. Dés lors ce double nom devint son nom patronymique, et l'état civil des enfants issus de ses deux mariages fut rectifié à l'effet de ce jugement. Après le succès sans précédent remporté en Algérie, Robert-Houdin peut se retirer définitivement dans son "ermitage" du Prieuré. Ses recherches concernent plus particulièrement le domaine de l'électricité et de l'ophtalmologie...



1858 : Robert-Houdin devient membre de la Société des Sciences et Lettres du Loir-et-Cher " et collabore au " Grand Dictionnaire du XIXe siècle " pour les questions relatives à son art, jusqu'à la lettre D ", puis c'est la publication, en deux volumes, des célèbres Confidences d'un prestidigitateur. et pour Une vie d'artiste...
deux livres à explorer si vous en avez l'occasion !





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Commentaires
A
sympa ce Monsieur Houdin!
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C
Oui Iris, il faut prendre le temps de lire, mais on en apprend des choses, je ne lis pas toujours tous les longs articles sur le web, j'ai du mal, la plupart du temps, je les imprime pour les lire tranquillement, mais là, c'est un sujet qui me passionne au cinéma en tout cas, j'ai vu pas mal de films traitant du sujet et il se trouve que j'ai souvent confondu finalement Houdin et Houdini, mais là j'ai le fin mot de l'histoire et je trouve fabuleux qu'il ait choisi de prendre le nom de sa femme, comme quoi ...
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B
En seconde, j'avais un camarade passionné de prestidigitation et admirateur de Robert-Houdin. C'est la première fois que j'en ai entendu parler. Excellent reportage. Gros bisous. Bernard
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M
Coucou Iris, merci de nous faire découvrir l'homme, sa statue et ses tours ...Je te souhaite une bonne journée et de très bonnes fêtes de Pâques.Gros bisous,
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D
ah les dragons moi j' ai peur, bonne fête de Paques
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