Burano ...2
pour aller voir ce feu d'artifice, il faut longer, et c'est là le contraste, des petites îles abandonnées couvertes de joncs, d'arbrisseaux, de cyprès, Madonna del Monte et Mazzorbo, toute proche, où il ne reste qu'un clocher, relié à Burano par un pont de bois. La promenade est charmante.
Winston Churchill vint y peindre à plusieurs reprises.
Comme les autres îles de la lagune, Burano est vouée à la pêche. Les barques nombreuses dorment sagement dans les canaux étroits, doublées par leurs reflets qui tanguent silencieusement. La circulation est devenue difficile car les canaux mal entretenus, s'ensablent.
Se perdre dans les rues est un véritable plaisir. Les maisons modestes sont gaîment colorées de bleu, vert, jaune, ocre-orangé ou safrané, et même rouge sang et rouge griotte.
Il semble que rien d'important ne puisse se passer dans cet espace "de modèles réduits", de petites maisons, petits canaux et ponts minuscules.
Tout est pêle-mêle, de couleurs franches, cadré par de sages fenêtres cernées de blanc que les pots de fleurs, deux par deux, garnissent uniformément.
La tradition de peindre les maisons date du 7e siècle. Ainsi, les pêcheurs pouvaient apercevoir leur demeure, en rentrant de la pêche et mieux se diriger sur la lagune.
Les touristes investissent la petite ville gaîement, avec des exclamations étonnées. Il faut attendre le soir pour retrouver le calme.
On y vit dehors, sur le pas des portes, dans la couleur. Les lessives sont suivies d'étendage au travers des rues. Certaines, en plein vent, se transforment alors en petits navires en partance.
la visite, enfin devra se terminer à la jolie église du 16e siècle, San Martino, près de la place Galuppi. Elle possède une oeuvre importante de Giambattista Tiepolo "le Calvaire". Le peintre figure sur la droite du tableau, ainsi que le commanditaire.
Clocher pointu est très penché, a 1m 85 d'écart en haut de ses 64 mètres. Il semble vouloir faire mieux que la Tour de Pise.
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