Vaux Le Vicomte suite ...: les jardins
En 1653-1654, Nicolas Fouquet charge André Le Nôtre de modifier le jardin préexistant.
Le chantier commence par des travaux d’adduction d’eau et par la canalisation d’une rivière
Les jardins situés au sud du château sont remarquables par leurs dimensions et leur style. Les arbres taillés, les bassins, les statues et les allées bien ordonnées en font un jardin à la française. Pour les dessiner, son concepteur, Le Nôtre, utilise les effets d'optique et les lois de la perspective. Le rouge des "broderies" et des parterres est obtenu en pilant de la brique.
L' arrivée au château se fait par un alignement bilatéral de 257 platanes. Les deux lignes d'arbres sont très proches de la chaussée puisqu'ils sont éloignés de seulement six mètres. Avec la grosseur des fûts des arbres, cela provoque un "effet de tunnel" impressionnant ; cet alignement long de 1 400 mètres est classé monument historique.
Le jardin se compose de trois parties :
- la première comprend une cour et une avant-cour ;
- la deuxième part du château et s’arrête aux petits canaux ;
- enfin, la troisième partie est constituée de ce qui est situé au-delà des petits canaux
Le jardin est marqué par une perspective ralentie : plus les éléments du jardin sont éloignés du château, plus ils sont longs ou hauts. Ainsi, le parterre de "broderies" est trois fois plus petit que le parterre de gazon situé au bout du jardin. De même, le bassin carré est huit fois plus grand que le rond d’eau. Les sculptures proches du château sont trois fois moins hautes que les termes des grottes. Ce procédé permet d’"écraser la perspective", de rendre le jardin plus petit qu’il n’est en réalité, est utilisé en France dès les années 1630, mais Le Nôtre l’amplifie.
Les jardins qui s’étendent à partir du château se composent de terrasses avec des parterres et rien, sauf les cônes végétaux dont la hauteur s’est accrue à la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, ne vient troubler sa dominante horizontale.
Le "Parterre de la Couronne", à gauche, comporte une couronne royale dorée située au centre d’un bassin, en hommage au Roi, dont la chambre du rez-de-chaussée se situe lui aussi dans la partie gauche du parc. Ces deux parterres sont dissymétriques par rapport à l’axe central du jardin.
Au Sud de cet ensemble se trouve un axe transversal. À sa gauche se trouve "la Grille d’Eau", dont le nom provient de jets d’eau en forme de grille. À l’opposé, à la droite de l’axe central, se trouve une vraie grille devant donner sur un potager que Le Notre n’eut pas le temps d’achever.
Le château se reflète dans le Bassin Carré, situé à 500 mètres de lui. C’est pour le Grand Canal que Le Nôtre fait le plus de travaux. Vue du château, la Grotte semble être située juste après le Grand Bassin, or, entre ces deux éléments se trouve le Grand Canal, long de 875 mètres et large de 35.
En effet, Le Nôtrea créé une dénivellation masquant le canal aux yeux du visiteur, pour n’apparaître qu’à son approche.
Les statues de fleuves sur les côtés de la grotte représentent le Tibre et l’Anqueil. Huit Atlantes encadrent sept niches comportent des rochers artificiels. Vue de loin, la Grotte semble faite en pierre à peine travaillée, et les niches ont l’air d’abriter des sculptures très ouvragées, mais vue de près, c’est le contraire.
La Grotte est encadrée d’escaliers, de rampes et de terrasses.
Certains soirs d'été, Vaux-le-Vicomte est illuminé par des milliers de bougies disposées sur la façade du château et dans le parc, où jouent parfois des musiciens.
Le château et son parc sont la cinquième destination touristique du département de Seine-et-Marne, avec une fréquentation en 2008 de 261 000 visiteurs, en hausse de 2 % par rapport à 2007
nous retournerons un jour pour cette visite aux flambeaux , le soir celà doit être magique
on peut aussi louer une petite voiture électrique , pour visiter le parc dans ses moindres recoins ,
et voilà adieu à ce beau château par le salut de ces beaux chevaux :